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Société des Officiers de Neuchâtel
   
   

FORUM 2000

„Les associations militaires acteurs dans le système de défense des États Européens“

 
Samedi 14 octobre 2000 au Château de Colombier

 
LES ACTES DU FORUM
 
1.   Introduction
2.   La mutation des associations militaires
3.   Atelier A : Les jeunes au sein de l’association militaire

4.   Atelier B : Les associations militaires acteurs du nouveau modèle de défense.

5.   Atelier C : Développement de l’Armée XXI
6.   Atelier D : La communication au sein des associations militaires
7.   Forum
8.   Analyse et Perspectives
9.   Conclusions
 

 
 

1.    Introduction

Jamais dans leur longue histoire, les organisations n’ont été soumises à des pressions aussi fortes et aussi complexes que celles qui s’exercent aujourd’hui et qui de toute évidence, continueront de s’exercer pendant encore un certain nombre d’années.
Chacun constate l’essor de l’individualisme et craint la fragmentation de notre société. Les associations sont le lieu privilégié où se combine l’aspiration des individus à l’émancipation et à l’action collective. Elles génèrent de la civilité, du lien social de la fraternité et concourent à l’intérêt général.
L’un des problèmes actuels concerne la participation des membres: les activités organisées selon une tradition bien établie ne suscitent plus toujours un intérêt fort, les jeunes ne répondent pas toujours présents.
Les enjeux dépassent toutefois très largement la seule réalité participative. Dans la situation actuelle, il est peut-être opportun de se poser des questions plus fondamentales quant à nos structures, quant aux recherches de synergies, à l’intérieur de nos mouvements comme avec d’autres associations aux caractéristiques parallèles, voire même avec les représentants officiels du Département  Le démarche ne semble donc plus pouvoir être uniquement cosmétique.

Au-delà de la question participative, c’est peut-être aussi la nature des activités mises sur pied et offertes qui peut souffrir d’une perte totale ou partielle de légitimité.

Les organisations font face au défit négocier un nouveau virage débouchant sur une route un peu différente, tout en supportant les inévitables difficultés qu’engendre une telle transformation pour la société. Non seulement, il faut travailler en prenant en considération les résistances humaines au changement, mais en plus, les ressources matérielles pour accompagner ces réformes font partiellement défaut.
Ce contexte général crée une conjoncture difficile pour les comités représentant et conduisant les organisations. D’autant qu’on demande à ces responsables de jouer un rôle public lors de consultations démocratiques. Ceci se fait souvent en zone de turbulences, avec le souci de préserver un certain esprit de corps. De pareilles situations peuvent toutefois fournir aux audacieux des occasions uniques de relever des défis et d’innover.
Les actes du forum sont le produit de quatre ateliers et d’un forum réunissant l’ensemble des participants à Colombier. Ils ont été conçus à l’intention des responsables d’organisation qui doivent faire face au tourbillon du changement mais aussi à l’intention des différents niveaux hiérarchiques des armées. Puissent-ils participer à la création de conditions favorables au développement des sociétés faîtières chargées de leur venir en aide. Ces documents, ces reflets, cherchent à enrichir l’éventail des réponses disponibles en fournissant des outils, des pistes pour éclairer les stratégies et les actions de ceux qui seront appelés à jouer un rôle dans ces changements, aux différentes étapes de la mutation en cours, et à leur niveau.
 
  Il y a ceux qui voient les choses telles qu’elle sont et se demandent pourquoi, il y a ceux qui imaginent les choses telles qu’elles pourraient être et se disent... pourquoi pas ?

Georges Bernard Show

 

 

2.    La mutation des associations militaires

Exposé du Lt col EMG Jacques Bühler, vice-président de la société suisse des officiers
Il s’agit d’un résumé composé des lignes forces de l’exposé.
Notion d’association militaire
En principe la notion d’association militaire dans le sens large peut être la suivante :
Activité volontaire, en relation avec l’armée, dont les buts sont :
le perfectionnement technique ou de camaraderie, composés de membres incorporés et libérés des obligations militaires.
Évolution des associations militaires au cours des dix dernières années
Le passage de l’armée 61 à l’armée 95 a, en règle générale, engendré une érosion des effectifs, une érosion des rentrées financières et une érosion de la densité des activités.
Il en est résulté les impulsions positives suivantes :
Remise en question du fonctionnement traditionnel des associations, mise sur pied de concepts et de campagnes de recrutement, regroupement d’associations, développement de synergies et échanges au-delà des frontières.
Perspectives d’avenir

Le passage de l’armée 95 à l’armée suisse XXI risque de provoquer des phénomènes similaires à ceux décrits ci-dessus. La réduction des effectifs est plus importante que lors de la précédente réforme et la rupture avec l’ancienne armée plus marquée.

En ce qui concerne les relations des membres des associations militaires avec l’armée, celles-ci pourront être de trois types dans l’hypothèse où cela ne sera pas la variante zéro qui sera choisie par le Conseil fédéral pour la réserve : les membres incorporés dans l’armée active, les membres incorporés dans la réserve et les membres libérés des obligations militaires.
Cette dernière catégorie de membres représentera certainement la catégorie la plus nombreuse.
Pistes pour le développement futur des associations militaires
Voici quelques pistes pour les discussions dans les ateliers en ce qui concerne le développement possible des associations militaires :

Collaboration avec le DDPS pour l’instruction de la réserve (exploitation d’un nouveau créneau) en matière de tactique, en matière de technique de combat et d’instruction technique ;
  Redécoupage des associations militairespar tranches d’âges, par régions supracantonales ;

 

Concentration des publications militaires ;

 

Développement de la collaboration avec les associations militaires étrangères.
Conclusion
L’armée suisse XXI répondra aux défis du futur. Dans l’immédiat, il importe que les associations militaires participent à un dialogue constructif avec le DDPS. Le rôle des associations militaires sera également déterminant pour accompagner le processus de transformation de l’armée 95 dans l’armée suisse XXI de manière à ce que les militaires libérés des obligations militaires continuent à s’identifier à notre armée et ainsi à la soutenir.
 

 

3.    Atelier A : Les jeunes au sein de l’association militaire

Exposé du Grenadier PM Sébastien Altweeg
Animation par l’of spéc Jean-Yves Delapierre

Synthèse du débat :

Intégration
    -  Intégrer tout le monde, les anciens et les plus jeunes, mais aussi les femmes.

 

  -  Faire participer chacun dans la mesure de ses intérêts et de ses possibilités (association ou activités structurées par tranches d’âge).

  -  Cultiver le devoir de mémoire pour assurer la continuité.

 

  -  Intégrer pratiquement les nouveaux, en les accueillant, en les présentant les uns aux autres, en veillant au mélange dans les groupes.
Rajeunissement

  -  Proposer rapidement des responsabilités aux jeunes dans le cadre des associations (y compris au comité).

Ouverture

  - Intégrer des jeunes avant qu’ils ne puissent acquérir la qualité de membre (avant le recrutement, des soldats avant l’ESO ou des militaires intéressés qui ne pourront pas acquérir la qualité de membre (par exemple : les soldats qui n’ont pas de proposition d’avancement).

 

  - Ouvrir les associations aux civils, femmes et hommes, offrir à des non-membres l’accès à des activités, rechercher/proposer des activités communes avec des associations civiles.
Concentration

 

  -  Étudier des concentrations d’associations, soit géographiques (une association cantonale), soit inter-sociétés (les officiers, les sous-officiers, les sgtm, etc.).
Convivialité

 

  -  Le plaisir de se rencontrer est aussi important que celui de partager une activité ou de se perfectionner dans un domaine.
  Adéquation de l’offre à la demande
    -   Repenser les programmes d’activité, sortir des sentiers battus, offrir des activités qui ne sont pas des copies de celles de l’armée (par exemple : tir à longue distance) ou pourquoi pas un cours sur simulateur de l’armée ?
  -   Demander aux membres ce qu’ils souhaitent comme activités

 

  -   Offrir des activités plus spécifiques pour certains membres (par exemple : plus exigeantes physiquement).
  « Marketing », publicité, information, communication
  -   Parler le langage des jeunes pour les faire s’intéresser
    -   S’entourer des compétences nécessaires pour faire de l’information et de la communication (par exemple rechercher les compétences professionnelles internes et les solliciter pour assumer ce rôle)
    -   Utiliser les moyens modernes d’information (internet)
    -   Identifier ce que le «marché » offre déjà comme activités et mettre en place les relais nécessaires pour les membres intéressés (par exemple la Société Fribourgeoise des Officiers a renoncé à organiser certaines activités sportives, telle la natation, mais elle a convenu avec le Groupement polysportif de l’État que les membres de la SFO pourraient utiliser la piscine aux même conditions).
    -   Pourquoi la qualité de membre d’une association n’entraînerait-elle pas automatiquement la possibilité de participer à une, plusieurs ou toutes les manifestations proposées par les autres sociétés, assemblée générale mise à part.
 

 

4.    Atelier B : Les associations militaires acteurs du nouveau modèle de défense.

Exposé du Chef d’escadron Lefebvre, premier secrétaire de l’AOR B
Animation par le maj EMG Christian Bühlmann
 
Synthèse du débat :
Ouverture
    -   Ne pas rester entre nous, ne pas cultiver l’esprit de caste, offrir nos services à des sociétés «civiles » (par exemple le tir) qui n’ont pas nos moyens techniques
    -   Chercher à devenir le relais des problématiques militaires dans le monde civil
    -   Montrer les synergies entre le management militaire et le management civil appliqué à l’entreprise.
Information
    -    Diffuser l’esprit de défense et de paix
    -    Jouer le rôle de communicateur par le biais des débats et dans la communication pour informer / sensibiliser le citoyen de ce qui touche sa sécurité et qu’il ne voit pas chaque jour à la télévision (écoute des communications civiles au plan mondial par le réseau ECHELON de la CIA)
    -     Prendre une part active et spontanée dans le débat politique sur toutes les questions qui concernent la défense, en organisant des débats contradictoires, en diffusant l’information et les arguments auprès de leurs membres, de façon indépendante, en intervenant là où les militaires ne peuvent intervenir sans affecter la primauté du politique.
Organisation
    Rapprochement entre les associations militaires.
 

 

5.    Atelier C : Développement de l’Armée XXI

Exposé du Lt col EMG Laurent Michaud, rempl Chef Kearn team A-XXI
Animation par le maj EMG Christian Bühlmann
 
Synthèse du débat:
 
  Formation instruction
    Le rôle actuel des associations militaires dans la formation complémentaire du militaire hors service est remis en cause par l’intensité et la concentration des services, il pourrait subsister éventuellement pour la réserve si celle-ci existe dans la conception finale.
 

 

6.    Atelier D : La communication au sein des associations militaires

Exposé de Monsieur le Br Franz A. Zölch, Chef SIT de l’armée
Animation par l’of spéc Jean-Yves Delapierre
 
Thèses de l’exposé:
  Tant que l’armée suisse sera une armée de milice, son devenir sera tributaire de la considération dont elle jouira auprès de la collectivité. En raison de leurs activités hors du service, les sociétés et associations militaires contribuent donc à encrer durablement l’armée dans la population ;
  Les sociétés et associations militaires constituent un lien important entre l’armée d’une part et l’économie, la société et la politique d’autre part ;
Dans la perspective de l’armée suisse XXI, les sociétés et associations militaires devront elles aussi se soumettre à un processus de réforme ? ;
Les objectifs fondamentaux demeurent les mêmes, mais la forme et le contenu devront subir des modifications ;
  Dans toutes activités, l’élément communicatif revêt une importance déterminante. Les sociétés et associations militaires doivent être en mesure de positionner l’armée en tant qu’article de marque ;
  L’attitude des sociétés à l’égard de leurs membres est tout aussi déterminante. Il s’agit en l’occurrence : d’acquérir du savoir, de dispenser des connaissances, d’échanger des expériences ;
  Les sociétés et associations militaires doivent être associées à la stratégie de communication du DDPS.
 
Synthèse du débat :
  Formation de l’opinion
    -   Importance des sociétés militaires pour créer les conditions favorables à la formation de l’opinion publique dans le domaine de la politique de sécurité ;
  -   Utilisation des associations militaires comme vecteurs de l’information ;
  -   Difficulté liée à la diversité des langues, difficulté technique et coûts de traduction.
  Moyens
  Nécessité d’utiliser les moyens modernes pour l’information
  -    Maintenir l’indépendance des moyens d’information des associations, éventuellement envisager là aussi des regroupements et des partenariats (PUIS : Personnalité de l’association, Unité, Indépendance rédactionnelle Survie de l’association) ;
  -    Difficulté liée à la diversité des langues, difficulté technique et coûts de traduction ;
  -    Nécessité d’adapter le langage et d’investir dans les moyens modernes d’information.
Publicité
    Difficulté de faire accepter politiquement l’idée même de la publicité «militaire».
 

 

7.   Forum

Exposé de Monsieur le commandant de Corps Jean Abt, cdt CA Camp 1
Animation par l’of spéc Jean-Yves Delapierre
 
Synthèse du débat
Reconnaissance
  -     Rôle de la société nationale faîtière au niveau du DDPS, son existence est mal connue, sa légitimité semble mise en cause (quels contacts, quelle représentativité a-t-elle vis-à-vis des associations qui ignorent jusqu’à son existence ?) ;
    -     Nécessité d’intervenir pro-activement au DDPS pour faire valoir ses idées et pour défendre ses préoccupations.
  Le changement, transformation
    -     Rythme du changement entre les mutations de l’armée et celui des associations, faire confiance aux jeunes en plaçant les responsabilités dans ceux qui auront à les exercer le moment venu ;
    -     Nécessité de transformer les associations pour participer à l’évolution de la société civile et de son environnement.
  Rôle des associations
    -     Rôle des associations pour stimuler le patriotisme ;
    -     Futur rôle des associations militaires de développer l’esprit de défense ;
    -     Idée de confier aux associations militaires une partie de l’instruction ou du perfectionnement dans lesquels l’armée n’aurait plus les ressources nécessaires pour répondre au besoin ;
    -     Ouvrir la collaboration transfrontalière par des invitations mutuelles inter-sociétés ;
    -     Aptitude à faire progresser les associations militaires par la créativité de nouveaux objectifs.
  Projet «Armée Suisse XXI»
    -     Intégrer au processus de préparation Armée suisse XXI une cellule de réflexion «Associations XXI» pour étudier la complémentarité, la synergie, la spécificité.
 

 

8.    Analyse et Perspectives

Pour résumer les très nombreuses idées exprimées, nous avons utilisé une méthodologie qui met en lumière quatre pistes de réflexion. Ces dernières doivent regrouper un certain nombre d’idées et de propositions, facilitant ainsi l’analyse en première mesure. Compte tenu de la nature des idées plusieurs de celles-ci se retrouvent dans des pistes différentes. Cette façon de procéder favorise la compréhension et permet ainsi, en fonction de plusieurs angles d’approches, d’entrer dans une logique de mise en application, de réalisation.
 
  La première piste veut prendre en compte ce qu’il est convenu d’appeler „le jeux des acteurs“.
  Dans ce chapitre nous trouvons les idées force qui influencent ou qui sont influencées par un des cinq acteurs identifiés. Elles sont regroupées indépendamment du genre et ou du moment de l’action.
    Politique 
    -     Intégrer le développement des associations militaire au projet «Armée suisse XXI» ;
    -     Prendre une part active et spontanée dans le débat politique sur toutes les questions de sécurité et de défense ;
    -    Intervenir péremptoirement et pro-activement au DDPS pour faire valoir ses idées et pour défendre ses préoccupations.
    Commandement militaire
    -    Appui dans la formation par du personnel professionnel et de la logistique
    -    Possibilité de conclure des contrats d’objectifs.
    Administration militaire
    -    Appui dans les démarches administratives ;
    -    Disposer des accès rapidement à l’aide de moyen de gestion moderne.
    Associations faîtières (SSO ou/et Conférence nationale des associations faiîtières)
    -     Rôle insuffisamment connu, interlocuteur éloigné des réalités du terrain ;
    -     Légitimité à retrouver dans l’idée de se doter d’une instance représentative forte ;
    -     Manque de pertinence dans les bases de conduite (statuts);
    -     Nécessité de transformer les associations par la tête pour participer à l’évolution de la société civile et de son environnement.
    Associations opérationnelles
    -    Adéquation de l’offre et de la demande ;
    -     Création des nouvelles structures (concentrations) ;
    -     Développement d’une stratégie marketing ;
    -     Ouverture en direction de la société civile ;
    -     Ouverture à un renforcement de la collaboration transfrontalière par des invitations mutuelles inter-sociétés.
 
  La deuxième piste de réflexion met les idées en relation avec le processus de formation militaire du citoyen suisse.
  Le déroulement des activités s’inspire du processus de base de la formation et du développement professionnel. En substance, ce dernier est composé des activités suivantes:
  Formation scolaire, professionnelle, technique et académique ; développement professionnel ; plate forme professionnelle ; fin des activités professionnelles.
  Découlant du précédant enchaînement, le processus de formation militaire forme l’ossature de la réflexion qui nous occupe soit :
  Recrutement ; service militaire de base ; service d’avancement ; service militaire sous la forme de cours et d’engagements ; réserve ; fin des activités.
    -     Les idées en relation avec ces processus partent de la nécessité pour les associations de chercher le contact le plus en amont possible, soit avant le recrutement, pour procéder systématiquement à de l’information ciblée;
    -     Possibilité d’intégrer nos juniors au sein d’activités de l’associations lorsque cela est possible ou/et opportun ;
    -   A contrario après la fin des activités militaires, les activités et l’information prennent une autre dimension ;
    -     Les activités doivent êtres adaptées en fonction de la phase du processus. Avec la mise en œuvre du projet «Armée suisse XXI», la phase d’engagement en tant que réserve requiert toute l’attention.
 
  La troisième piste de réflexion s’intéresse aux structures respectivement à l’aspect organisationnel
  Il s’agit ici d’effectuer une certaine quadrature du cercle. D’un côté, adapter l’organisation, en tant qu’opérateur, de l’autre suivre la mouvance « mondialiste » tout en renforçant l’ancrage dans le terrain. Apparemment opposées, ces tendances peuvent être intelligemment conciliées.
    -     La régionalisation de nos micro-structures, autrement dit la concentration des forces qui revient le plus souvent ;
    -     La prise en compte la dimension de l’Europe de la défense dans le développement des activités mais aussi en terme d’organisation ;
    -      Le rassemblement de l’ensemble des associations militaires d’une région pour constituer un partenaire robuste et influent ;
    -      L’aider les structures à se pérenniser.
 
  La dernière piste de réflexion traite de l’aspect sociétal, d’une façon globale
  L’influence du champ associatif sur la société n’est pas remise en cause. Au contraire tout porte à croire que l’influence peut et doit se développer, par exemple en s’appuyant sur les propositions suivantes :
    -     Servir d’outil de la transformation sociale et nourrir le débat démocratique ;
    -     Participer activement à l’évolution de la société civile et de son environnement ;
    -     Créer les conditions favorables à la formation de l’opinion publique dans le domaine de la politique de sécurité ;
    -     Stimuler le patriotisme, c’est à dire la relation avec l’environnement socio-politique, et mettre en évidence l’esprit de défense, mais sans oublier la connaissance de la politique de sécurité ;
    -     Garantire une représentation équilibrée entre hommes et femmes, notamment dans les comités.
 

 

9.    Conclusions

Tous les participants ont ensemble partagé durant le forum des valeurs, des convictions, leur vision. Et nous avons fait un constat : celui de croire que, à force de se dire qu’on est unique, on risque de s’isoler, puis d’être bien seul.
Une journée pour trouver des clefs… c’est là un défi que nous avons relevé. Il y a bien sûr encore des voies à explorer. Mais chercher, c’est déjà commencer à trouver !
Nous avons en commun le problème de l’évolution de nos associations. J’allais dire, mais cela est par trop ambitieux, de nos sociétés. Alors que depuis le 18ème siècle l’association a été un des moteurs de notre société, alors qu’elle a tant organisé, créé, il faut aujourd’hui se poser la question du changement profond du rôle de ce qui fut une institution au sens premier du terme.
En empoignant ensemble le problème, nous avons franchi un premier pas dans ce qu’on a déjà souvent appelé un changement de paradigme, puisqu’il faut en parler ainsi. À l’orientation de l’offre doit suivre celle de la demande pour, finalement, être capable de prendre en compte le paramètre des absents. Que veulent-ils, pourquoi ne sont-ils pas là ?
Nous ne voulons certainement pas une société de marché, laissons l’économie s’en charger. Mais force est de constater que certains outils empruntés au secteur de l’économie nous seront très utiles.
Une voie possible pour renforcer les associations militaires pourrait exister dans la délégation à leur compétence, par le DDPS ou ses représentants autorisés, de missions sectorielles de formation et d’information. On peut penser par exemple au domaine du tir. Un autre domaine de délégation pourrait résider dans l’organisation de conférences et de forums visant à faire connaître la politique de sécurité au sein de la population. Et ces prestations effectuées donneraient lieu naturellement à une indemnisation liée au nombre de participants. Chaque partie trouverait certainement son compte dans une telle démarche. Il demeure cependant certain et constant qu’en aucun cas l’indépendance des associations, notamment leur liberté de parole, ne saurait être liée à ces éléments de collaboration librement acceptés par les parties prenantes. Il ne saurait donc s’agir d’une mise sous tutelle, ni dans la perception des faits, ni dans leur nature.
Merci à tous ceux qui ont participé à cette grande journée d’avoir contribué à la construction et merci à toutes celles et tous ceux qui contribuent activement au développement de nos associations militaires. Que ces actes puisse, modestement, apporter une contribution au développement de votre propre action.
L’élaboration de ce document à été rendu possible grâce à de nombreuses personnes. Des remerciements particuliers vont à l’adresse des associations et personnalités suivantes :
Le concours des conférenciers et animateurs du forum ainsi que du comité de l’association Cantonale neuchâteloise de sous-officiers ;
La collaboration de l’association des officiers de réserve de Besançon et sa région ainsi que des sociétés militaires du Canton de Neuchâtel et de l’association suisse de la Police Militaire, section suisse Ouest ; 
Le soutien des personnalités suivantes :
    -          Monsieur le divisionnaire B. Jaccard, cdt div camp 2
    -          Monsieur le divisionnaire et Madame F. Greub
    -          Monsieur le colonel EMG D. Berger cdt des écoles de Colombier
    -          Monsieur le colonel Alain Geiser, Intendant des installations militaires du Canton de Neuchâtel ;
    -          Monsieur l’of spéc J.-Y Delapierre, Président ASPM, section Suisse-Ouest
    -          Monsieur le cap C. Nicpon président de l’association des officiers de réserve de Besançon et sa région.
  La participation des sociétés d’officiers de suisse romande.
 
                                                                            Lt col Gaëtan Membrez
                                                                            Président de la société des officiers de Neuchâtel
 

PS:
Sur demande auprès du soussigné Vous pouvez obtenir les textes des conférenciers Sdt PM Altwegg (atelier A) et CES Levebvre (atelier B)
Les activités de la SON, ainsi que de plusieurs associations militaires romandes sont régulièrement présentées dans le site www.military.ch.
 
     

 
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