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Patrouilles des glaciers 2014, récit du membre 


 

 

En écoutant l'histoire de la patrouille des glaciers on ne peut que se demander pourquoi on ne l'a pas déjà faite, ne serait-ce que pour voir ce que c'est.

C'est pourquoi Pierrick Landry, Romuald Nicolet et moi-même nous sommes lancés ce défi.

En fin de compte… deux défis : terminer la course avant la patrouille CP char 1/15 (des amis à nous) et faire mieux que 6h30.

Arrivés un jour avant la course à Evolène pour le contrôle matériel, on ne peut que constater l'énorme organisation que cela implique. Ça donne vraiment l'impression que seule l'armée peut faire cela.
En montant à Arolla le temps est couvert. Dans la soirée nous avons eu droit au breefing, où nous avons eu la confirmation que la course partirait le lendemain et que l'organisation de l'édition 2016 était déjà lancée. Après quoi nous avons soupé. Je soulignerais que la qualité et la rapidité étaient au rendez-vous.
Dès l'assiette engloutie, la partie technique commence. Retour à l'appartement, préparation du matériel, des pieds, de la nourriture et de l'hydratation du lendemain. Ensuite dodo pour se réveiller à 0300.

En regardant par la fenêtre, on peut apercevoir les lanternes des patrouilles parties de Zermatt quelques heures auparavant (c'est splendide). Petit déjeuner et derniers réglages.
Il faut déjà se rendre au départ 45min avant le coup d'envoi de la course pour le dernier contrôle matériel. La tension monte d'un cran. Il fait nuit, les patrouilles de Zermatt passent à quelques mètres de nous. On attend. 0530 le départ est donné.
Les choses s'accélèrent, le plus dur étant de ne pas partir trop vite. Malgré cela, après 1h01 de course, nous arrivons en tête du départ de 0530 au premier poste de contrôle à Riedmatten. Là c'est l'attente. Les patrouilles passent par blocs pour ne pas engorger le passage du col. Cela nous permet de récupérer de la première grosse montée et aussi malheureusement de prendre froid.
La descente du col s'effectue avec des cordes, les skis dans le dos. Si on n'a pas peur, c'est la partie la plus amusante de la course. Ensuite on remet les skis et on va jusqu'au lac des Dix où nous attend un long faux plat.
Il a fallu gérer les problèmes de gel dans les gourdes pour ne pas se déshydrater et ne pas oublier de prendre du sucre. Pierrick commence d'avoir des crampes dans les cuisses.
Au ravitaillement de la Barma on est en forme et on décide de passer à côté sans s'arrêter. Le soleil commence à se faire sentir, il fait beau, chaud et la neige n'est pas trop molle, les conditions sont idéales. Ensuite on monte pour arriver aux fameuses marches de la Rosa Blanche. Cet obstacle travaille le mental. L'altitude et la fatigue se font sentir. On les gravit une par une et en arrivant près du sommet les spectateurs nous donnent le frisson, ça redonne de la pêche. Tout le monde a le sourire et l'on pense tous à la descente qui nous attend. La première c'est jusqu'au pied du col de la Chaux. Là on se dit que les objectifs sont réalisables. On ne s'est toujours pas fait dépasser par les CP 1/15 et il nous reste du temps.
Après une bonne descente on n'a pas tellement envie de remonter jusqu'au col mais comme on sait que c'est le dernier, on n'hésite pas. Les derniers mètres se font à pied, skis accrochés au sac. Au col de la Chaux nous rechaussons les skis et nous fonçons vers l'arrivée. On arrive sur les pistes du domaine skiable de Verbier. En approchant de la station on enlève les skis quand il n'y a plus de neige et on court 30 mètres, on remet les skis pour 100 mètres et on recommence.
Nous terminons avec les skis sur le dos. On court dans Verbier. Cette dernière ligne droite est sans fin et quand on voit 5h59 s'afficher sur le chrono, on sprinte encore plus pour mériter une bière bien fraîche et un chrono en dessous des 6h.

Expérience formidable
Quentin

 
 
 

 

 

  

  

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