Armée
XXI
La
nouvelle organisation de la Sécurité
militaire
La Sécurité
militaire (MS) est une nouvelle organisation
issue de la fusion de la Sécurité
militaire actuelle (Séc mil) et du
Corps des gardes-fortifications (CGF). L'art.58
de la Constitution et l'art. 100 de la Loi
sur l'armée et l'administration militaire
(LAAM) donnent à cette organisation
ses bases juridiques et les compétences
nécessaire pour accomplir ses missions
en matière de sécurité.
La Sécurité
militaire est formée de quatre "produits":
1.
POLICE
MILITAIRE (actuelle Sécurité
militaire)
2.
INSTRUCTION
(aide à l'instruction pour l'armée
et tous les besoins en matière d'instruction
des trois autres produits)
3. INFRASTRUCTURE
(entretien des installations importante
de l'armée
4. DEMUNEX (tous
les problèmes de déminage
y compris de déminage humanitaire
à l'étranger)
Nouvelle
Police militaire (formée de professionnels
et de miliciens)
La Police
militaire (MP) comportera des éléments
mobiles territoriaux et spéciaux.
Ci-dessous, il ne sera question que de la
MP territoriale.
Formations
territoriales (MP ter)
Quatre
petites compagnies de police militaire territoriale
formées de professionnels pour assurer
les missions de police judiciaire et de
police de sécurité (y compris
la police de circulation). Elles travaillent
en étroite collaboration avec la
justice militaire, les cdt de trp et les
services de police civils.
Champs d'activité de
la police militaire territoriale
La MP
ter accomplit ses missions essentiellement
au sein de l'armée, en Suisse mais
aussi à l'étranger. Etendue
de son champ d'activité:
q
Accidents
de la circulation (vhc mil impliqués)
q
Constats
et enquête lors de crimes, de délits
et d'accidents
q
Activités
de contrôles des installations, exploitations
et places d'armes
q
Recherches
et enquêtes pour les Juges d'instruction
militaires
q
Activités
préventives dans l'armée en
matière de sécurité
q
Entraide
judiciaire et administrative
q
Engagements
subsidiaires au profit des autorités
civiles.
Formation
de base:
Une
école de police militaire territoriale
(MP ter)
La formation
de base, après un passage dans les
formations mobiles de sécurité,
dure 2 ans dont 14 mois d'école de
police. Elle s'effectue à Schwarzenburg.
La première école de police
militaire s'est déroulée en
2002. 47 nouveaux MP ont accompli avec succès
cette formation de policier militaire. L'école
actuelle instruit 52 aspirants MP. L'assermentation
de ces nouveaux collaborateurs aura lieu
le 20 février 2004. Pour l'instant
l'accès à l'Ecole MP ter est
réservé au professionnels
issus du Corps des gardes-fortifications
et du Commandement de la Sécurité
militaire. Les missions de la future police
militaire territoriale présentent
de grandes similitudes avec ce qui est accompli
par les corps de polices civiles. Ainsi,
le programme d'instruction des collaborateurs
se structure quasiment de la même
manière que celui d'une police civile.
La
MP territoriale
Ses missions
sont essentiellement militaires et dépendent,
en partie, de la procédure pénale
militaire. Aujourd'hui, pour différentes
raisons (système de milice) les 80%
des recherches effectuées dans le
cadre d'enquête relevant de la Justice
militaire le sont par des autorités
de police civile. A l'avenir, les recherches
seront effectuées par la Police militaire
territoriale, le cas échéant
en collaboration avec la police civile,
sous la direction de Juges d'instruction
militaires professionnels. On décharge
ainsi manifestement les corps de police
civile.
La
MP mobile
En plus
d'une assistance ponctuelle à la
MP territoriale et d'autres tâches
effectuées à l'étranger,
les missions de la MP mobile en Suisse sont
essentiellement d'ordre préventif
dans le domaine de la surveillance des ouvrages
et installations importants de l'armée.
Elle est aussi l'élément essentiellement
professionnel dit "de la première
heure" à disposition du chef
de l'armée. A la demande des autorités
civiles, elle peut être partiellement
engagée subsidiairement en collaboration
directe avec les responsables civils locaux
de la sécurité. Ceci, à
l'image des renforts apportés aujourd'hui
déjà par les modules de sécurité
du CGF (catastrophes naturelles, WEF, Cgfr).
Ici, rien de bien nouveau si ce n'est une
autre dénomination des gardes-fortifications
(MP), un temps de réaction plus rapide
et un cdmt centralisé des formations
mobiles. Une aide plus efficace aux autorités
concernées !
La
spéciale
Le Service
de déminage et, surtout, le Service
de sécurité comme aujourd'hui,
continueront à collaborer directement
avec les corps de police civile dans le
cadre de leurs missions respectives.
D'autres
informations peuvent être obtenues
auprès du Colonel Mathis Jenni, Commandant
de l'Ecole de Police militaire, EAZ, 3150
Schwarzenburg.
Article
tiré de la revue IPA 2/2003.
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