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L’obligation de servir est la meilleure solution pour la Suisse 


 

 

Berne, 16.08.2013 - L’obligation de servir doit être maintenue en Suisse. Elle assure un ancrage fort de l’armée au sein de la société et fait partie intégrante des institutions politiques suisses. Accepter l’initiative « Oui à l’abrogation du service militaire obligatoire » mettrait grandement en péril la sécurité du pays et de la population. L’armée ne serait plus en mesure de remplir ses tâches actuelles. Elle dépendrait du fait qu’un nombre suffisant de personnes aptes disposées à servir dans l’armée se portent volontaires. Le Conseil fédéral rejette par conséquent cette initiative.

Le service militaire obligatoire (l'obligation de servir) est nécessaire à la sécurité de la Suisse et de sa population. Ce système permet de recruter suffisamment de troupes et de cadres avec un bon niveau d'instruction et de les convoquer en cas de besoin. La sécurité de notre collectivité et de notre économie, de même que notre prospérité sont trop importantes pour s'en remettre au seul système de volontariat.

L'acceptation de cette initiative populaire entraverait la capacité d'action de la Suisse. Les prestations exigées de l'armée ne pourraient plus être garanties. Si la situation en matière de politique de sécurité devait soudainement se dégrader , la Suisse ne serait plus en mesure de réagir assez rapidement. En cas d'urgence, la Suisse ne pourrait pas revenir sur la suppression du service militaire obligatoire dans les délais requis et ne saurait instruire suffisamment de troupes pour l'engagement.

Aucun autre pays n'a organisé ses forces armées sous la forme d'une milice composée de volontaires. L'Armée suisse devrait être complètement réorganisée si elle devait reposer sur une milice de volontaires . Il n'est pas certain qu'un nombre suffisant de volontaires disposant des qualités requises décident de s'engager et il faudrait encore déterminer les incitations susceptibles de les encourager à le faire. Un réseau national de sécurité efficace a besoin de 100'000 militaires. Cet effectif pouvant être mobilisé n'est pas comparable au nombre de troupes stationnées dans les autres pays européens. Une armée plus petite composée de volontaires pourrait certes être moins coûteuse que l'armée actuelle, mais au prix d'une performance moindre. La police, les services du feu et la protection civile devraient reprendre des prestations dont les coûts se reporteraient sur les cantons et les communes.

L'armée est utile sur le plan économique. Elle confie chaque année à l'économie des mandats pour près de CHF 2,5 milliards et verse environ CHF 1,4 milliards en salaires qui sont ensuite réinjectés dans l'économie. L'armée assure près de 9'000 places de travail qui sont très importantes pour les régions périphériques. L'utilité économique de l'instruction de la milice s'élève chaque année à environ CHF 0,3 - 0,4 milliards de francs.

L'obligation de servir est un principe fortement ancré au sein des institutions politiques helvétiques. Le système politique suisse repose sur l'idée que les droits sont également liés à des devoirs. Le même principe s'applique à l'armée : l'obligation de servir est un devoir de citoyen. Aujourd'hui, près du 80% des personnes astreintes à l'obligation de servir s'engagent personnellement au sein de l'armée, du service civil ou de la protection civile. Elles apprennent à vivre et à travailler en compagnie de concitoyens issus de toutes les régions, de tous les groupes linguistiques et de tous les milieux sociaux. Cela contribue énormément à la cohésion nationale. En outre, le Conseil fédéral estime que l'égalité de traitement face aux obligations militaires est garantie par le système actuel.

Renato Kalbermatten
porte-parole DDPS

 
 

 

 

  

  

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